| jeudi 21 septembre 2006, a 21:41 |
| XXXIIIème symposium de l’Institut National de Médecine Agricole de Tours : |
Introduction :
Si les effets des intoxications aiguës liées aux produits phytosanitaires sont assez bien connus, les conséquences à long terme en relation avec une exposition chronique le sont beaucoup moins.
Les expositions répétées et multiples qui caractérisent les utilisateurs professionnels à l’échelle d’une carrière rendent difficile la mise en évidence de liens de causalité entre une exposition à un produit donné et un effet adverse.
Le 23ème symposium de l’INMA avait pour objectif de faire le point des connaissances sur ce sujet et, à défaut, de rappeler les incertitudes qui suscitent les interrogations des professionnels exposés concernés par ce risque. (...)
Il réunissait médecins du travail, responsables et agents des CMSA, chercheurs et quelques agents des DDASS. La profession agricole n’était que peu représentée : Jeunes Agriculteurs (invités par les organisateurs) et Confédération paysanne ; l’industrie phytopharmaceutique (UIPP) avait également été invitée.
1-METHODES PREDICTIVES DES EFFETS A LONG TERME (Pr Marzin, Institut Pasteur Lille)
Rappel des mécanismes d’évaluation des pesticides prévus par la directive 91/4/4/CEE A noter : « on ne peut tout noter et prévoir (effets long terme) »
Exemple : une étude de 1998 montre que 30 % des effets toxiques sur l’homme ne peuvent être prédits à partir des tests animaux utilisés – étude confirmée en 2000 (référence Olson H ; 1998 et 2000)
- 94 % des effets observés le sont dans délai 1 mois
- fondamentalement différent des études mutagenèse/cancerogénèse qui peuvent durer jusqu’à 2 ans. Les tests sur animaux surestiment généralement les risques pour l’homme.
Dès le moment où le produit est classé R 40 (possibilité d’effets irréversibles ») , le (...) |
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