Extrait Article " André POCHON" (L'Age de Faire)
(...) En 1982, des éleveurs créent le CEDAPA (Centre d'Etudes pour un Developpement Agricole Plus Autonome). Ils font le pari de produire autant en dépensant moins, sans polluer, tout en confortant les petites exploitations.Pour cela, ils font paître leurs vaches sur des prairies à base de trefle blanc, sans engrais azotés, ils supprime le mais, ils logent leurs animaux sur de la paille et produisent ainsi du fumier à la place du lisier.
Résultat: l'herbe est abondante, riche et équilibrée durant huit mois, le foin d'excellente qualité, la fertilité des sols est améliorée par l'humus généré. Ces eleveurs ont ouvert la voie au Développement Durable et concrétisé une charte reconnue à Bruxelles comme agri-environnementale. Elle repose sur l'élevage lié au sol, une rotation intelligente des cultures et des prairies, le choix de plantes adaptées au sol et au climat.
En côtes-d'Armor, l'INRA a constaté, sur 27 exploitations une diminution par 3 des apports d'azote. Les pesticides y sont indetectables alors qu'ils dépassent trois fois la norme dans les champs témoins conventionnels. L'agriculture durable est la clef de la reconquête de la qualité de l'eau!
Les chiffres le confirment : l'agriculture durable est plus rentable que l'agriculture industrielle. Les coûts de production sont diminués de 40%. Les 12 éleveurs du "tout-herbe" de Loire-Atlantique ont vu leur revenu augmenter du tiers.
Pourquoi l'enseignement et les dirigeants agricoles ignorent-ils ces résultats et s'obstinent ils dans un modèle périmé? La loi d'orientation (...) |