 La Confédération paysanne se félicite des déclarations parallèles de la Banque Mondiale et de la FAO sur l’évolution de l’agriculture.
Dans son prochain rapport mondial, la Banque Mondiale encourage les gouvernements et les pays à soutenir leurs paysanneries. Elle réhabilite ainsi le rôle des pouvoirs publics sur les politiques agricoles, contrairement à la doctrine néo-libérale "d'ajustements structurels" prônée depuis plus de vingt ans.
Pendant ce temps la FAO, dans le cadre de sa conférence internationale à Rome, incite les pouvoirs publics à promouvoir l’agriculture biologique comme levier supplémentaire à la défense de la sécurité alimentaire dans le cadre d'un développement durable.
Deux pierres dans le jardin de l’OMC et de la commission européenne qui veulent renforcer l’intensification de l’agriculture et la dérégulation des marchés.
La Confédération paysanne milite pour faire reconnaître la Souveraineté alimentaire comme droit international et comme nouvelle base aux échanges internationaux et aux politiques agricoles. En effet, les pays -ou groupe de pays- doivent pouvoir décider démocratiquement de leurs politiques alimentaires et agricoles pour le bien des populations, en prélevant si nécessaire des taxes douanières, mais sans nuire aux autres pays par des pratiques de dumping.
Elle placera ce thème au cœur des débats de son prochain Congrès (23 et 24 mai Mans).
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