| mardi 18 septembre 2007, a 19:37 |
| Communiqué sécheresse de la chambre d'Agriculture 2A |
Lors du Conseil d’Administration de l’ODARC du 25 juillet dernier, qui se tenait la veille de la dernière session de l’Assemblée de Corse, la chambre d’agriculture de la Corse-du-Sud a saisi le Président Bonaccorsi sur la situation catastrophique des agriculteurs insulaires, confrontés depuis plusieurs années à une sécheresse récurrente.
Il a été demandé au Président Bonaccorsi d’alerter le Conseil Exécutif, dont il est membre, sur la nécessité d’engager dans les plus brefs délais un débat de fond portant sur la gestion de la ressource hydraulique, la prise en compte de la diminution chaque année de la ressource fourragère et la mise en œuvre d’une aide d’urgence et ponctuelle pour l’ensemble de la Corse qui ne tienne pas compte de la carte pluviométrique.
S’appuyant sur le soutien inconditionnel de la chambre d’agriculture de Haute-Corse, qui estimait que seule une partie de la Balagne était touchée par la sécheresse, le Président de l’ODARC a refusé.
Soutenue par les syndicats CDJA2A et Via Campagnola, la chambre d’agriculture de Corse-du-Sud a réitéré sa demande lors de la CTOA du 31 juillet. Elle a alors saisi l’ODARC et la DRAF sur cette question. Fortes du soutien de la FDSEA de Haute-Corse et de la chambre d’agriculture de Haute-Corse, les deux structures n’ont pas donné suite.
La chambre d’agriculture de Corse-du-Sud se félicite qu’à travers des communiqués publiés la semaine dernière, la chambre de Haute-Corse et la FDSEA de Haute-Corse reviennent enfin sur leur position. Cependant, force est de constater que le soutien apporté à l’ODARC a retardé de plus de deux mois l’avancée de ce dossier sans même que la situation de la Balagne ne soit à ce jour réellement prise en compte.
Il est regrettable qu’en ramenant le débat à la seule Balagne, la chambre d’agriculture de Haute-Corse et la FDSEA de Haute-Corse aient empêché d’aborder de façon régionale la problématique d’un changement climatique entraînant une sécheresse récurrente.
Il est également regrettable que le report du débat coïncide avec les premières pluies d’automne qui pourraient faire croire aux élus territoriaux et à l’administration que la situation n’est pas si dramatique que l’on pourrait le dire. |
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