E nutizie agricule..è i puttachji
Nutizia
L'ODARC a instruit en tout et pour tout 203 projets en 2008.
203 projets soit un peu moins de 7% des agriculteurs aidés….BRAVOOOO ! Et encore si tant est que chaque agriculteur concerné n'est déposé qu'un seul projet.
En 2008 7% des agriculteurs corses ont été aidé par l'ODARC, pour un montant de 4 900 000 €, (moins de 50% de leurs investissements) soit environ en moyenne 24 000 € d'aide par projet. (source Corse-Matin du 28 fevrier 2009)
Ca c'est du développement !
Les agriculteurs ne représentent plus que 1% de la population, et produisent seulement 2% du PIB, pourtant ils « consomment » 10% des financements publics. (source CTC)
Pendant ce temps :
- 10 agriculteurs cessent leur activité chaque mois
- Un revenu moyen annuel inférieur au smic
- Un niveau de production en baisse constante
- Le nombre de salariés en baisse
- Un niveau de formation des actifs au rabais
- Une sur-administration des aides à l'installation
- Une spéculation sur la valeur des terres arables qui ne souffre d'aucune comparaison.
- Un secteur de l'agroalimentaire qui ne « se sert » en local que dans un esprit charitable et pour le maintien de son image identitaire
- Tous les jours les agriculteurs sont destinataires de commandement à payer, ou de courrier de poursuite par huissier
..Et après on veut nous faire croire que la politique agricole et rurale de la CTC est bonne et qu'il faut persister dans le saupoudrage, mais de qui se moque-t-on ?
Puttachji
Il se murmure que le Pdt de la CDA2B, serait prêt à se retirer…malheureusement personne ne semblerait disposé à prendre sa place. Sauf peut-être le Pdt de la FDSEA2B, mais là personne ne semblerait d'accord…
Bref simu sempre à chi feremu, l'avemu è u ci tenimu, puntu è basta !
Nutizia
La DRAF et l'ODARC persistent à vouloir « harmoniser » les critères d'attribution de l'ICHN sur la région. Rebelotte lors de la CTOA de février. La FDSEA 2B absente des débats, les autres professionnels présents demandent à l'administration l'harmonisation des niveaux de paiement au niveau national, et la suppression du coefficient stabilisateur de paiement.
La Corse est la région d'élevage la plus lésée quant aux niveau moyen de paiement des ICHN, avec de surcroit le coefficient stabilisateur de paiement le plus élevé ;
Résultat des courses nous l'avons deux fois dans l'os :
D'abord on a le niveau d'ICHN le plus faible de France et ensuite la CTC en 2006 a opté pour un transfert d'enveloppe constante qui a l'époque ne répondait qu'à 87% des besoins de la profession. Tous les autres débats sur les calculs de l'ICHN ne sont que des considérations techniques pour masquer cet état de fait.
Il manque aujourd'hui environ 1 200 000 € pour répondre à l'ensemble des besoins des agriculteurs corses.
La demande à la CTC d'élargissement de l'ICHN au secteur porcin (environ 250 000€) ne fera que creuser encore un peu plus ce déficit.
Pourrait-on craindre que les sommes manquantes seraient « récupérées » au travers des pénalités qui seront émises lors des contrôles « conditionnalité »..
Mais non voyons, ce serait être médisant….
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